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Secteur du travail
Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale

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Travailler le dimanche et lors des fêtes religieuses

Au milieu des années 50, l’Église diocésaine catholique de Montréal décide de permettre à ses fidèles de travailler les jours de l’ÉpiphanieCe lien quitte le site du Secrétariat du Travail et ouvre dans une nouvelle fenêtre., de l’AscensionCe lien quitte le site du Secrétariat du Travail et ouvre dans une nouvelle fenêtre., de la ToussaintCe lien quitte le site du Secrétariat du Travail et ouvre dans une nouvelle fenêtre. et de l’Immaculée ConceptionCe lien quitte le site du Secrétariat du Travail et ouvre dans une nouvelle fenêtre.. Cette nouvelle mesure audacieuse pour l’époque va bientôt être étendue à tous les diocèses du Québec. Elle entre en vigueur le 1er novembre 1956. Il faut se rappeler, qu’à ce moment-là, l’assistance à la messe est obligatoire au Québec.
 
Cette décision a cependant des effets sur les conventions collectives où ces fêtes sont généralement considérées comme des jours chômés, souvent payés, où le travail est rémunéré au taux majoré de moitié, voire à un tarif double. Peu de temps auparavant, l’observance de ces fêtes religieuses avait fait l’objet d’un débat judiciaire, la Ville de Montréal ayant édicté un règlement interdisant l’ouverture des magasins les jours de fête religieuse. Certains grands commerçants de la métropole ont alors contesté la validité de ce règlement jusqu’à ce que la Cour suprême le déclare ultra vires (c’est-à-dire que la Cour juge qu’il va au-delà de la sphère légale de la Ville).